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Dernière mise à jour le mercredi 12 juin 2013


SUD devient la première OS sur Amilly
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COMMUNIQUÉ

 

Lors de la fusion Sanofi et Aventis en 2004, la visite médicale a été la première touchée. Les PSE se sont enchaînés au fil des ans, d’abord relativement indolores puis de plus en plus durs pour ceux qui doivent partir (les départs « volontaires » devenant de plus en plus contraints).

La Chimie a payé ensuite son dû avec la fermeture de 3 sites : Vitry, Romainville et Neuville.

Dans le même temps, une refonte de la gouvernance » de la R&D était initiée par Viehbacher. Cette refonte, qui portait le nom de « Transforming » devait servir de prélude à la restructuration d’ampleur initiée cette année dans le groupe. Le plan actuel touche la R&D mais aussi Pasteur et les fonctions support (Sanofi Pasteur, Sanofi R&D, Sanofi Winthrop).

L’activité Chimie (Sanofi Chimie) n’est officiellement pas concernée.

 

Trop, c’est trop !

Peut-être que c’est la restructuration de trop. Selon un scénario bien rôdé la direction a voulu préparer les esprits au début de l’été en dévoilant de manière non officielle qu’il y aurait des restructurations. En précisant  que 2 sites de R&D seraient directement impactés : Toulouse (640 salariés) et l’activité Recherche sur le site de Montpellier (200 postes concernés).

Premier bug dans le scénario : les collègues de Toulouse et de Montpellier qui ont fait « monter la sauce » tout l’été avec des manifestations hebdomadaires dans les rues (jeudis de la colère), en interpellant les élus, en jouant à fond la carte médiatique (le fameux hakas, les vidéos, les visuels).

Dès la rentrée, ce sont 1000 salariés du groupe qui se retrouvent à Toulouse pour manifester leur refus du plan (13 septembre).

Ce sont les CCE boycottés par la totalité des organisations syndicales (25 septembre)

Ce sont 1200 salariés venus de toute la France qui manifestent sous les fenêtres de Viehbacher rue de Boétie à Paris tandis que les élus du Comité de Groupe quittent la séance à Gentilly (3 octobre)

Ce sont 800 salariés qui manifestent à Montpellier à l’occasion de l’ouverture de l’information-consultation. Les CCE R&D et Pasteur sont également perturbés. (11 octobre).

Enfin, le 25 octobre, ce sont à nouveau 1200 salariés à Lyon et 200 à Chilly Mazarin qui ont manifesté. A Lyon, la manifestation a fait le tour des sièges de Genzyme, Mérial, Pasteur pour finir à l’Hotel de Région.

 

On ne peut que se réjouir de la capacité de nos collègues des sites de R&D à avoir su entraîner dans la bagarre les salariés d’autres sites (Chimie, Pharma) comme le 13 septembre ou mieux encore le 3 octobre (une vingtaine d’Elbeuf présents à la manifestation parisienne).

Mais surtout on ne peut que se réjouir d’un rapprochement des collègues de R&D avec ceux de Pasteur (comme à Lyon le 25 octobre ; où les Toulousains et les Montpelliérains ont débarqué à plusieurs cars).

 

Une action juridique qui remet en cause le plan sur le fond et la forme a été portée devant le Tribunal. Toutes les organisations syndicales du groupe sont partie prenante de cette action.  

2400 emplois menacés !

La Direction communique sur 914 suppressions de postes mais quand on y regarde de plus près, on est plus près de 2400 emplois que de 914.

Parce que Toulouse n’est pas comptabilisée dans le plan alors même que son avenir n’est en rien réglé (640 postes). La Direction prévoit dans sa restructuration la création de 303 emplois qui ne sont en rien assurés puisque dépendants de la conjoncture. Enfin, les mobilités envisagées concernent plus de 700 postes et entraînent des mutations à plusieurs centaines de km ; nul doute que les volontaires vont être légion !

A la finale on est plus près des 2400 que des 900 !

 

Coïncidence, le Monde du  3 octobre dernier rapporte l’entrevue de Viehbacher et Montebourg début juillet :

Lorsqu'il sort de Bercy, ce 2 juillet, Christopher Viehbacher vibre de colère. Invité par Arnaud Montebourg à venir s'expliquer sur le plan de restructuration de Sanofi, qu'il doit dévoiler trois jours plus tard, le directeur général du numéro cinq mondial de la pharmacie pensait assister à l'une de ces réunions avec l'administration qui sont le quotidien des entreprises du médicament. Mais c'est un rendez-vous pour le moins musclé qui l'attend.

Accompagné de Christian Lajoux, le président de Sanofi France, il se fait violemment prendre à partie par le ministre du redressement productif et son cabinet. " Cela a été la boîte à claques pendant plus d'une heure ", assure un témoin.

" Un de mes conseillers est parti en vrille et je ne l'ai pas découragé, reconnaît au Monde M. Montebourg. Ces messieurs sont venus nous voir en expliquant qu'ils engrangeaient des milliards de bénéfices - 5,7 milliards d'euros en 2011, pour un chiffre d'affaires de 33,4 milliards - et qu'ils voulaient licencier 2 600 personnes. Il était de notre devoir de leur dire non. Si nous avons répondu de manière excessive, c'est parce que leur demande était excessive. "

 
Il se trouve que le ministre aura mis beaucoup dans son vin depuis. N’empêche que la Direction envisage bien un plan de très grande ampleur.

Si ça ne le fait pas avec le ministre du redressement productif, il vaut mieux passer par un bon cabinet de lobbying :

 
« A peine sorti de Bercy, Chris Viehbacher, surnommé " smiling killer " en interne, fait passer le message : plus question de discuter avec M. Montebourg. " Jamais on ne m'avait parlé comme ça ", argumente-t-il.

Dans son entourage, on hésite. Certes, l'ex-avocat est allé trop loin, mais le groupe peut difficilement se mettre à dos un ministre. Sanofi a trop besoin de l'Etat : la quasi-totalité de son chiffre d'affaires réalisé en France, soit 3,1 milliards d'euros en 2011, est assurée par l'assurance-maladie. Et le groupe est l'un des premiers bénéficiaires du crédit d'impôt recherche (CIR) : Sanofi toucherait grâce à ce système quelque 130 millions d'euros par an !

Pour contourner l'obstacle, les " Sanofi boys " vont se tourner vers Matignon, et notamment vers Odile Renaud-Basso, directrice adjointe de cabinet de Jean-Marc Ayrault. Dans le rôle de l'intermédiaire, ils font appel à Paul Boury, un des meilleurs lobbyistes de Paris... et ami proche de François Hollande (les deux hommes se sont côtoyés à HEC au milieu des années 1970) » Le Monde 03 octobre 2012.

 
Et là, c’est du grand art : une comédie en 2 actes.

La Direction de Sanofi a recruté l'un des plus grands cabinets de lobbying de Paris, Boury-Talon & Associés pour faire pression sur le gouvernement et retourner l'opinion publique contre leurs propres salariés.

Quelques journaux ont alors spontanément publié des articles, le même jour, pour expliquer que Sanofi va mal, que la R&D ne trouve jamais rien alors qu'elle coûte très cher, et donc que Chris Viehbacher et Christian Lajoux n'ont d'autre choix que de se séparer de ces "bons-à-rien".

 

Acte I - Ils ne fichent rien !

Sous l'influence du cabinet Boury-Talon, nous assistons à une vague médiatique structurée en 3 points destinée à déstabiliser les salariés de Sanofi.

Point 1 : Sanofi va mal

Point 2: c'est à cause des chercheurs. "La recherche interne est en panne" et souffre d'une organisation trop complexe et peu productive". Ils nous ont coûté de l'argent pour rien.

Point 3: On réorganise ! Ils n'ont que ce qu'ils méritent.

 

Acte II - Que la magie opère !

Jusqu'ici il était question de 914 licenciements auxquels s'ajouteraient probablement après réflexion les 640 salariés de Toulouse.

Et maintenant ?

"Sanofi annonce désormais zéro licenciement, se contentant exclusivement de départs volontaires limité à 914 postes."

Il va falloir à présent les trouver les 914 "volontaires"... Et pour Toulouse ?

Le ministre a indiqué que Sanofi avait accepté que le site de Toulouse, dont l'avenir était incertain, fasse l'objet d'une mission ministérielle. « Sanofi intègrera la recommandation de la mission dans sa réflexion avec la volonté d'étudier toutes les solutions pour que le site garde, à terme, une vocation scientifique et technologique ».

Grâce à l'intervention du lobbyiste Paul Boury, Viehbacher a enfin obtenu auprès deFrançois Hollande et Jean-Marc Ayrault ce qu'il voulait et offre une sortie honorable àMontebourg, le dindon de la farce en remplaçant les licenciements par des "départsvolontaires".

Il n'y a plus qu'à demander à quelques journalistes d'habiller cette victoire pour laDirection de Sanofi, qui au final n'a rien cédé, de telle sorte à ne tout de même pasnuire au gouvernement.

Quel subtil enfumage ! Montebourg nous explique donc que cette mission ministérielleprésidée par un partenaire de Sanofi se contentera de donner à titre consultatif sesconclusions à la Direction de Sanofi qui en fera ce qu'elle veut ! Les politiques auxordres des "patrons voyous", comme dirait le maire de Toulouse !

 

 

Suite logique !

Ce plan fait suite très logiquement à ceux déjà mis en œuvre et le tout fait bien partie d’une stratégie réfléchie qui ne vise qu’à se conformer à un modèle prescrit par les analystes financiers.

 

 

D’ailleurs la Direction adapte son discours selon qu’elle s’adresse aux analystes financiers ou aux salariés du groupe :

 

Aux analystes financiers :                                                 Aux élus du personnel :

 
Après les restructurations, tout va bien !                       Après les restructurations, tout va mal !

(Conférence de presse de Septembre 2011)                                    (Déclarations de Juillet 2012)


Nombre de sites R&D divisé par 2

• Baisse des coûts de R&D (-15% depuis 2008) et de 22% des effectifs (hors Genzyme)

• Réduction de la dépendance du groupe / R&D et réduction du risque

• Augmentation de la part de l’externe dans les dépenses R&D

 

• Le modèle organisationnel de recherche est inefficace

• Une faible qualité du portefeuille

• Continuons donc à élaguer

… Nouveau plan annoncé fin septembre

Compétitivité ?

Enfin, si ces plans sont en partie justifiés par un « coût du travail trop élevé », ce qui rend le groupe moins « compétitif », ça vaut le coup de s’intéresser au … coût du capital. 

Ce que coûte les plans de rachats d’actions successifs (qui se chiffrent en milliards d’euros) et ce que coûte de gaver les « oies du Capital », autrement dit les actionnaires. Le tableau ci-dessous montre qu’ils n’ont pas trop de souci à se faire. Eux.

 

En Mille Euros

2009

2010

2011

e2012*

e2013*

e2014*

Chiffre d’affaires

29 785

32 367

33 389

35 156

36 166

37 811

Résultat net

5 265

5 467

5 693

5 529

5 883

7 121

Dividende / Action ( €)

2,4

2,5

2,65

2,73

2,97

3,39

Rendement

3,66%

3,81%

4,04%

4,16%

4,54%

5,17

 

 Il faut savoir que pour l’année 2010, en France, toutes entreprises confondues, 309 Milliards € ont été versés en dividendes contre 145 Milliards € en cotisations sociales employeur.

 

La suite

Maintenant, il faut faire en sorte que TOUS les salariés du groupe soient en mesure de se battre contre cette restructuration. N’oublions jamais que le rouleau compresseur ne s’arrêtera pas tout seul !

SUD appuie toute initiative qui a pour but de rassembler les salariés dans ce combat pour la sauvegarde de notre outil de travail.

Qui sera concerné par le prochain plan ?




SUDREVOL



Boisson beauté avec Coca-Cola :
« Sanofi se désengage du médicament »


Sanofi, qui supprimera 900 postes d’ici à 2015, s’allie à Coca-Cola pour une boisson beauté. Une diversification qui inquiète les chercheurs du groupe pharmaceutique.
Alors que les salariés de Sanofi continuent de protester contre des réductions d’effectifs, qui visent particulièrement le secteur recherche, le « champion français de la pharmacie » s’apprête à s’enraciner sur le marché des cosmétiques. Selon un document de présentation que Rue89 s’est procuré, Sanofi lance « une combinaison UNIQUE entre le rafraîchissement, le goût et le pouvoir d’actifs de beauté », en partenariat avec Coca-Cola.
Beautific Oenobiol
Destiné à un usage « en relais ou en complément de la prise de gélules Oenobiol », Beautific Oenobiol cible en particulier « les femmes entre 25 et 45 ans, urbaines, actives, de catégories socio-professionnelles supérieures », selon le document de présentation. Le produit sera vendu au prix de 2 ou 3 euros, en pharmacie et parapharmacie. D’ici début 2013, quatre boissons devraient être commercialisées, chacune répondant à un « objectif beauté ciblé » : « colaire intensif », « cheveux & ongles »,« copslim minceur » et « vitalité ».
Certaines d’entre elles ont déjà été mises en vente à Paris, Lyon, Marseille et Nice, avec valeur de test pour Sanofi.
Beautific Oenobiol est essentiellement constitué d’eau, de jus de fruits et de mystérieux « ingrédients actifs pour maximiser un objectif beauté ciblé ». Cette boisson est donc bien éloignée des médicaments tradi-tionnellement commercialisés par Sanofi.
Le numéro trois mondial de l’industrie pharmaceutique a en effet bâti son succès sur un certain nombre de « blockbusters » – Plavix, Lantus ou Stilnox – et, surtout, sur le secteur des vaccins, grâce à son labora-toire Sanofi Pasteur.
Laurent Besson-Imbert, du syndicat SUD Chimie Toulouse, y voit une stratégie de long terme qui vise à supprimer petit à petit l’activité re-cherche du groupe :
« Depuis l’arrivée de Christopher Viehbacher à la tête du groupe en 2008, la direction a procédé à des coupes dans les effectifs et à de nom-breuses suppressions de produits dans le portefeuille de projets de recherche, motivées par leur prétendue “ inefficacité ”. C’est du meurtre avec préméditation. »
Une chercheuse sur le site de Toulouse – dont le sort reste à préciser – depuis douze ans confirme :
« Ils stoppent unilatéralement le développement de certaines molécules, ce qui leur permet ensuite de dire que nous n’avons rien produit et donc qu’on ne sert à rien. Comme ça, ils justifient les réductions d’effectifs. »
Pour Florence Faure, secrétaire du comité d’entreprise de Sanofi Aventis France, le constat est simple :
« Sanofi se désengage du marché du médicament. »
Falaise des brevets
Ces dernières années, l’industrie pharmaceutique s’est trouvée confrontée à l’arrivée à expiration de nombreux brevets protégeant ses médica-ments phares. Le phénomène est connu sous le nom de « falaise des brevets » : les inventions, propriétés de leur découvreur, tombent dans le domaine public au bout de vingt ans, autorisant leur reproduction et donc la mise au point de médicaments génériques.
Sanofi se trouve ainsi placé dans une situation concurrentielle inédite : entre 2008 et 2011, le groupe a, selon Challenges, vu un tiers de son chiffre d’affaires et la moitié de ses profits partir en fumée devant la fameuse « falaise des brevets ».
Les cosmétiques, plus lucratifs
Le groupe a alors fait le choix de diminuer l’importance de sa recherche en interne et de diversifier ses activités. Une analyse de la commission économique et sociale du comité central d’entreprise Sanofi Aventis montre ainsi qu’entre 2008 et 2011 :
le nombre de sites de recherche et développement a été divisé par deux ;
les budgets recherche, réduits de 15% ;
les effectifs, de 22%
On peut lire également :
« De plus, la direction ne cache pas sa volonté de se diversifier dans des domaines ne touchant pas à la santé publique (ex. boisson beauté) qu’elle estime plus lucrative et moins risquée. »
En 2009, Sanofi rachetait Oenobiol, numéro un des compléments de beauté en France, dans le but de faire du groupe « une entreprise globale et diversifiée dans le domaine de la santé ».
Le chiffre d’affaires de l’entreprise de cosmétiques est estimé à environ 60 millions d’euros annuels. Le groupe Sanofi, quant à lui, réalise plus 30 milliards d’euros de chiffre d’affaires annuel, pour un bénéfice net de 9,2 milliards d’euros en 2010.
Une stratégie payante, puisque Sanofi pourrait bientôt détrôner Total de sa première place au CAC 40.




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